22/08/07
Les jeux sont faits
Bien, nous y voila :
Entre des taux que la BCE annonce ne pas vouloir baisser et même augmenter au début Septembre.
Une crise que l'on nous annonce sur les crédits à risque uniquement mais qui est bien plus grave que cela.
Une Chine qui augmente ses taux pour contrecarrer une inflation qui commence à se répandre dans le monde.
Un président qui pourrait chanter "j'voudrais bien...ouin ouin .. mais j'peux poins...ouin ouin" auprès du conseil des sages, que reste t il à notre beau soutient de croissance de ces dernières années, j'ai nommé le marché de l'immobilier?
Ben rien.
Les Us vont entrer en récession (on nous dira que non, jamais de la vie, même pas mal et pourtant..)
La Chine, dont la croissance est basée sur la consommation frénétique de ces derniers va soudainement pédaler dans le vide, provoquant une chute de la croissance mondiale.
Pendant ce temps, la surchauffe de son moteur implique une hausse des taux généralisée afin d'éviter une inflation galopante que l'on tente de nous cacher à coups de rapports d'instituts basés sur un panier de produit qui ne concerne personne (perso, j'achète à manger et je fais le plein d'essence quotidiennement, par contre, j'achète une télé tous les 8 à 10 ans...).
Qui croira alors encore qu'il est utile de s'endetter sur 30 ans afin de mettre un toit sur sa tête et plus simplement, qui le pourra...
Petit proverbe pas chinois pour conclure:
Pour chercher de l'eau, on peut aller dans les nuages ou alors tout simplement rester sur terre et attendre qu'il pleuve...
09/08/07
Ete indien
La BCE a injecté aujourd'hui 94.8 milliards d'euros dans le circuit monétaire de la zone euro afin d'éviter une envolée des taux (4.70% à un moment de la journée!!). Elle laisse aussi entendre qu'en septembre, le taux directeur passera à 4.25%.
Ce qu'elle à injectée comme liquidité est supérieur à la somme injectée au lendemain des attentats du 11 septembre 01 qui se montait à 69.3 milliards d'euros...(dormez bonnes gens, il est 10 heures et rien ne se passe..)
La crise des liquidités est là, quoi qu'on en dise, la confiance se dissout (quel jeu de mots!)
On nous annonce un été indien, je crois en effet que septembre sera chaud et sec en liquidités!
23/05/07
Fais confiansssse
Les banques sont accusées par l'UFC que choisir d'avoir détourné 11.5 milliards d'euros aux souscripteurs de crédits immobiliers. Le fait est que celles-ci ne font pas participer les assurés aux bénéfices de leur assurance.
La loi stipule pourtant que cette participation aux bénéfice devrait être d'au moins 85%.
Alors, que penser d'un tel scandale (tiens, on commence à parler de scandales autour de l'immobilier, le vent tourne..)?
Comment faire alors confiance à votre banque lorsqu'elle vous "conseille"?
Il y a belle lurette que les banques ne sont plus un service mais une nécessité pour tout un chacun et celles-ci savent très bien tirer parti de cet état de fait.
Cela concerne tout de même 10 millions de foyers (donc environ 30 à 40 millions de personnes, rien que cela). Sans parler des abus concernant les frais de gestion, les frais de consultation (rendez-vous compte que nous ne sommes même pas choqués de devoir payer pour avoir le droit de retirer notre propre argent??!!)
Le plus beau est que lorsque l'une d'elles fait faillite (musique : plus, plus, un petit peu plus nia..nia ..nia), chaque petit français est réquisitionné pour "l'aider à se sortir de ce mauvais pas"...la "pauvre"...
Le libéralisme n'a pas besoin de faire élire un roi, les organismes bancaires suffisent largement à notre besoin de faste inutile!
Ma confiance à leur endroit est de toute manière déjà totalement épuisée, et vous?
10/05/07
Chauds les taux...chauds!
La BCE (Europe) a conservée aujourd'hui son taux directeur à 3.75% laissant entendre comme prévu une hausse pour le mois de juin de 25 points de base. Dans le même temps, la FED (US) conserve son taux à 5.25% et la BoE (Angleterre) est passée à 5.5%...
Cela commence à chauffer sévère et les banques, qu'elles le veillent ou non, seront bien forcées de répercuter cette tendance sur leurs taux de crédits. 200 000 euros à 2%, ça passe, à 5% ....ça trépasse.
Les emprunteurs à taux variables devraient peut-être penser à racheter leur crédit à taux fixe et les personnes intéressées par un achat immobilier devraient se presser d'attendre. La vague est partie, il va falloir surfer prudemment si on ne veut pas se retrouver aplatis comme des mouches.
Fin de l'ère empruntère, début de l'ére économère.
31/03/07
Le top du top!
Jack pot, cette fois-ci, je ne sais pas ce qu'ils pourront encore inventer de plus pour vendre du crédit.
Encore une nouvelle pub pour les banques avec un gars qui se croit malin parce qu'il à bien retenu la leçon que lui à lui-même récité son conseiller (j'ai du mal avec ce terme) bancaire.
Désormais, on prépare son crédit à l'avance, c'est à dire que plutôt que de préparer un achat, on prépare l'acte d'endettement.
Finalement, on ne consomme donc plus des biens avec de l'argent mais on achète du crédit pouvant éventuellement servir à acheter un bien : Bingo!!!
Allez, je suis certain que cette saga bancaire n'est pas terminée et qu'ils finiront par trouver encore "mieux", mais là, j'avoue, c'est déjà du très haut niveau!
Au Suivant...!
19/03/07
Circulez!
Suite de nos épisodes concernant notre schéma :
Comment donc, alors que les besoins de travail baissent (plus de retraités que d'entrants dans la vie active), les besoins d'argent augmentent (idem) et qu'il n'est plus possible d'en importer car la dette commence sérieusement à se voir, comment donc allons nous remettre tout se système en mouvement?
Très simple :
1/ On baisse les taux, ce qui provoque un attrait pour le crédit capable de créer de l'argent.
2/ On "incite" les gens à travailler plus. Comment?
On bloque le salaires et on augmente les prix (tout en continuant à conserver des taux bas) de tous les produits de base (logement, nourriture, essence). Évidemment, pendant ce temps on modifie le calcul de l'inflation afin de faire intervenir les produits Hi tech dans le panier des ménages, histoire que l'astuce soit moins visible.
On se retrouve alors avec des gens qui non seulement prennent du crédit par choix, mais aussi par nécessité.
On augmente donc la création d'argent.
Ici se termine la première partie du plan, c'est celle que nous venons de vivre les 5 dernières années. Les principaux effets que nous constatons aujourd'hui sont la chute du pouvoir d'achat et les problèmes du logement.
3/ On commence à relever les taux. Les gens qui avaient "calculé" leurs crédits au plus juste se retrouvent étranglés, les même qui, il y à 5 ans, n'auraient échangé contre rien au monde leurs sacro saintes 35 heures sont prêts à tout pour travailler 4 heures de plus par semaine pour maintenir un semblant de niveau de vie.
4/ Les prix baissent parce que désormais, l'argent vaut beaucoup de travail et les banques refusent (comme d'habitude) les risques. Une partie de l'argent créé permet d'alléger la dette, l'autre est destinée au 5.
5/ Tout l'argent récolté par les banques est disponible pour les entreprises, l'Etat créé à grands coups de débats, des lois permettant des allègements aux entreprises leur donnant la possibilité d'embaucher plus (les candidats ne manquent pas..cf 3).
Un grand coup de bouster dans le circuit en quelque sorte...ehhh oui, nos soucis et nos problèmes pèsent bien peu de choses face à ce circuit!
14/03/07
les cycles de la nature
Tout le monde en ce moment semble se demander si notre économie va ou non entrer en récession.
D'un point de vue purement logique, en intégrant les paramètres de démographie et de salaire, partons sur des hypothèses simples:
De nombreux baby boomers sont ou vont très bientôt partir à la retraite.
Qui dit retraite dite pouvoir d'achat divisé par 2 (pour simplifier, je sors les baby boomers ex pdg du CAC 40 qui continueront à gagner des sommes astronomiques même en étant officiellement à la retraite).
De nombreux quadras voient leurs salaires stagner voire baisser (35 heures mi amor...) depuis 5 ans. De plus beaucoup de ceux ayant un pouvoir d'achat "sympa" l'ont investi dans la pierre et traînent un crédit leur entamant joyeusement les rentrées disponibles.
Comme tous ceux de la génération "mobile" ont pu le constater (les jeunes dans la force de l'âge dont on estime que l'expérience et les diplômes valent le poids d'une cacahuète ...grillée, à sec et sans sel), leurs salaires (quand ils en ont un) sont plutôt "stagnants".
Autrement dit, alors que tout était cher ces dernières années (beaucoup de gens avec beaucoup de pouvoir d'achat) on va se retrouver dans une situation avec beaucoup de gens ayant très peu de pouvoir d'achat.
Inutile de vous expliquer que pour moi le "transfert de masse" s'est effectué au travers de l'immobilier, vous commencez à connaître mon avis là dessus.
Je vois donc 2 solutions:
Soit on repart pour une course frénétique à l'inflation (mais vu les taux de la BCE et son oeil de Lynx JC Trichet, ça ne semble pas être la solution choisie) permettant en conservant des prix quasi stables de dévaluer la monnaie.
Soit les prix baissent (Logan, Low Cost, prix cassés sont des mots qui deviennent très à la mode) permettant à tout le monde de retrouver un pouvoir d'achat en demandant aux entreprises d'investir leurs énormes bénéfices pour créer de la valeur ajoutée à bas prix ou valoriser l'écologie. Celles-ci devront, avec le matelas qu'elles se sont constituées, parvenir à subsister malgré une baisse de la demande et une baisse des prix.
Le cas 2 est associé au mot récession..à vous de juger...
Depuis 5 ans, on nous parle que de hausse...l'été ne dure pas toute l'année, l'économie, comme la nature à ses cycles, bienvenue en hiver!
04/03/07
Schéma de principe
En cliquant sur ce lien, vous aurez un schéma de principe du fonctionnement de notre économie.
L'Etat, est responsable de la gestion de la réserve d'argent. Il peut aller la remplir en puisant dans la dette ou au contraire sortir du trop plein afin de le transférer vers la dette.
Il existe une relation non linéaire entre le niveau de la cuve Argent et les taux d'intérêts. Plus il y a d'argent disponible dans la cuve, plus les taux sont bas et inversement.
La population (vous et moi) avons de besoins. Pour les combler nous devons travailler afin de récolter de l'argent nous permettant d'y répondre. La cuve travail représente la "masse" ou notre niveau d'envie de travailler. Plus nous avons envie ou besoin de travailler, plus le niveau monte. Il existe là aussi une relation entre le niveau de la cuve et le taux de chômage.
Les échangeurs ou pompes capables de réaliser les transformations et de provoquer la mise en marche du mécanisme sont les banques et les entreprises.
Les entreprises sont capables de transformer de l'argent en travail (elles empruntent pour créer de l'emploi en espérant dégager des bénéfices).
Les banques sont capables de transformer nos besoins de travail en argent (elles offrent des crédits).
L'objectif de cette machine est de faire en sorte qu'il y ait une circulation permanente de fluide permettant de réaliser des innovations et faire avancer la société.
Il faut donc qu'un maximum d'argent se transforme en travail et que beaucoup de personnes travaillent afin de créer de l'argent.
Il faut être conscient que ce schéma est très simpliste (en effet, les banques créent aussi de l'emploi et les entreprises créent de l'argent). Néanmoins, il permet de se poser un certain nombre de question et d'aborder les grands problèmes économiques auxquels nous sommes confrontés. A partir de celui-ci, il nous est possible de créer des similitudes auxquelles nos esprits sont plus ouverts à la compréhension qu'au monde complexe de l'économie.
Ainsi, on peut dire qu'un actionnaire est une personne qui crée un circuit parallèle entre son argent et l'entreprise. Elle met son argent à disposition de la pompe entreprise en espérant un retour d'argent supérieur à celui investi. Cela se fait au dépend du flux de sortie vers le travail comme si la pompe perdait du rendement. Mais elle offre aussi un apport d'argent d'une source autre que les banques ou l'Etat.
Je dois dire que cette comparaison machine/économie me plaît assez, je tenterai de pousser plus loin mes similitudes...
03/03/07
Principe de causalité
Cette semaine à vu le retour de la conscience du risque sur les marchés boursiers (ben non, désolé mais nous ne vivons pas dans le monde merveilleux de Disney!)
Mais qu'est ce que le risque pour de l'argent ?
(parce que finalement, à l'heure actuelle, nous consommons la plupart de notre argent de manière purement numérique sans même voir passer de billet physique).
Le risque est il de se retrouver avec un signe - devant un chiffre affiché sur notre compte ? Bien évidemment non, ce n'est qu'une manière de prendre conscience, le risque est ailleurs, le risque c'est l'exclusion du groupe, l'exclusion de la société de consommation.
Alors qu'est ce que l'argent? Juste une manière de comptabiliser notre valeur sociale (plus j'en ai, plus je suis important dans la société)?
Je dirais plutôt que c'est une conséquence mais en fait l'argent est bien plus que cela.
L'argent est le moyen qui nous permet de répondre à nos besoins de toutes natures (qu'ils soient primaires tel que se nourrir ou se loger ou plus évolués tel que la culture, les loisirs, le pouvoir..)
L'argent c'est la possibilité d'action.
Dans ce cas, épargner revient à réfléchir, planifier et capitaliser son action. C'est donc une démarche sur le long terme, une projection sur l'avenir, un effort (de même que l'entraînement avant une compétition). Cela revient à se fixer un objectif et le réaliser une fois que l'on estime en avoir les capacités. Il s'agit d'un retard de l'action.
Emprunter revient alors à répondre à ses besoins de manière impulsive. Être immédiatement dans l'action et en assumer les effets par la suite. Il s'agit d'une avance de l'action.
Dans le cas de l'épargne, l'argent permet de réaliser de l'action dans un temps t.
Dans le cas de l'emprunt, c'est l'action qui génère de l'argent pendant un temps t.
Si on transforme cette mini équation en termes "quotidiens", on obtient une relation:
L'argent permet de créer du travail durant un temps et le travail permet de créer de l'argent durant un temps.
Partant de cela, on se rend compte qu'il est possible d'analyser de manière assez simple (tel une machine) tout le fonctionnement de notre société.
Comment créer plus d'argent? Il suffit de créer plus de besoins.
Ces besoins peuvent être créés soient par la peur (si vous n'achetez pas maintenant, demain il sera trop tard), soit par de la publicité, la mode etc...
Comment créer plus de travail? Il suffit de créer plus d'argent et donc d'emprunter (ce qu'on fait en France depuis 30 ans).
Ce sujet me taraudant depuis un moment, j'en ferai un feuilleton et tenterai d'en faire un schéma de principe...
15/02/07
Pour quelque milliards de plus
Voici que le comptable de Madame Royal se fait la malle...
pourvu qu'il ne soit pas parti avec la caisse!
Mais trève de plaisanterie (je sais, vu le contexte, il va falloir un maximum de concentration mais nous pouvons le faire), lorsque un comptable (personne hors de tout soupçon mais qui à tout de même l'habitude de présenter les chiffres d'une "certaine" manière) considère qu'il vaut mieux quitter le navire que de subir le retour du boomerang, c'est que le boomerang en question à des allures de missile...
Alors comme cela, nous pourrions mettre en doute le fait que toutes les promesses coûteraient à peine 35 milliards d'euros (35 000 000 000 je le met en chiffre pour que l'on prenne bien conscience qu'après le 35, il y a 9 zéros!!!!! soit plus de 29 millions de SMIC )...
Vous me direz, les 30 milliards (30 000 000 000) de Sarkozy sont tout aussi crédibles (Ségolène aurait dix 40 000 000 000, il aurait dit 35 000 000 000 ...punaise ça en fait des zéros!)
L'institut de l'entreprise a chiffré les campagnes des deux candidats aux alentours de 50 milliards (50 000 000 000). Une petite différence de 15 milliards (15 000 000 000 = 12 500 000 smics environ) rien en somme (Capello ...sors de ce corps!).
Cet argent sera bien évidemment placé sur la tête des jeunes générations, parcque déjà qu'ils ne peuvent ni travailler, ni se loger, ils ne penseront pas à se plaindre de ce "détail".
Et tout cela pour que le SMIC passe à 1500 euros en 2010 ... je sais ce que je veux faire quand je serai grand ... !

